Kyste arthrosynovial du poignet
La définition
Il s’agit d’une tuméfaction de liquide articulaire – synovial pouvant être localisée soit sur le dessus du poignet (face dorsale), soit sur le dessous (face palmaire)
Quelles en sont les causes ?
Des causes ne sont pas forcément retrouvées. Parfois elle peuvent être contemporaines de lésions ligamentaires du poignet (ligaments solidarisant les os du poignet entre eux), et celles-ci seront recherchées.
Quels en sont les symptômes ?
La plainte peut être esthétique si le kyste est très visible, mais également et surtout fonctionnelle allant de la simple gêne à la mobilisation du poignet, à la douleur lorsque le kyste est en tension, et ce indépendamment de la taille du kyste. La douleur peut être fluctuante dans le temps et apparaît souvent après une période de sollicitation importante du poignet.
Quels examens peuvent être demandés ?
Une échographie est l’examen de choix pour confirmer le diagnostic. Un bilan radiographique standard et dynamique sera également demandé à la recherche. Une IRM pourra également être demandée dans certains cas.
Comment traite-t-on ce syndrome ?
L’évolution spontanée du kyste est imprévisible : sa taille fluctue la plupart du temps dans le temps et il peut parfois complètement régresser. En cas de kyste gênant, une ponction – infiltration cortisonée peut être proposée, mais avec un haut risque de récidive (environ 50%) Ainsi, le traitement chirurgical pourra être proposé d’emblée et consistera à l’exérèse de toute la tuméfaction ainsi que de son collet communiquant avec l’articulation. Si une lésion ligamentaire est identifiée, elle sera traitée dans le même temps.
Quels sont les risques de l’intervention ?
Les risques inhérents à toute chirurgie :
le syndrome douloureux régional complexe (anciennement « syndrome algoneurodystrophique ») : la main est rouge, chaude, gonflée, douloureuse avec des douleurs « électriques » permanentes. Ce syndrome peut durer plusieurs mois.
l’infection des parties molles et ostéoarticulaires
l’hématome, pouvant être de résorption spontanée ou nécessitant une reprise chirurgicale en fonction du volume.
Une plaie de l’artère radiale en cas de kyste palmaire demeure exceptionnelle
La récidive (10%), même si elle nettement moins importante que dans les ponctions-infiltrations cortisonése.